Des habitants de la cité de Misisi, dans le territoire de Fizi (Sud-Kivu), dénoncent des actes d’abus qu’ils attribuent à certains éléments Wazalendo assurant les patrouilles nocturnes.
Selon plusieurs témoignages recueillis par FiziNews24, des civils affirment être victimes de violences, de confiscations de téléphones portables, de vols d’argent et de passages à tabac lors de ces opérations de surveillance.
« Aujourd’hui, à Misisi, la situation est devenue plus préoccupante qu’auparavant.
Les Wazalendo chargés des patrouilles nocturnes se comportent comme des bandits. Ils se cachent derrière des véhicules stationnés au bord de la route pour interpeller les passants. Toute personne trouvée avec un téléphone ou de l’argent est dépouillée de ses biens », a confié un habitant sous couvert d’anonymat.
D’autres sources locales rapportent que certaines personnes interpellées durant la nuit seraient conduites vers des positions occupées par ces éléments, où elles seraient contraintes de verser de l’argent pour obtenir leur libération.
« Je me rendais suivre un match de la Coupe du monde entre la RDC et la Colombie lorsque j’ai été arrêté par des Wazalendo. Ils m’ont violemment frappé avant de m’emmener à leur position.
Le lendemain matin, ils m’ont obligé à payer une somme d’argent pour être libéré. Nous nous demandons s’ils sont là pour assurer notre sécurité ou pour nous faire souffrir.
Nous demandons aux autorités de confier à nouveau les patrouilles à la Police nationale », a déclaré un autre habitant ayant requis l’anonymat.
Plusieurs observateurs des questions sécuritaires estiment que de tels comportements, s’ils sont avérés, risquent d’éroder la confiance de la population envers les dispositifs de sécurité communautaire.
Ils appellent les autorités compétentes à enquêter sur ces allégations et à prendre les mesures nécessaires afin de garantir la protection des civils et le respect des droits de la population.
Au moment de la publication de cet article, les responsables des Wazalendo présents à Misisi n’avaient pas encore réagi à ces accusations.
La rédaction
