Selon l’Alliance Fleuve Congo / Mouvement du 23 mars, la responsabilité de la réouverture de l’espace aérien et de l’aéroport de Goma incombe entièrement aux autorités de Kinshasa.
Dans une déclaration récente, ce mouvement politico-militaire affirme que la décision de fermer l’espace aérien dans cette région stratégique a été prise par le gouvernement central, et que, par conséquent, celui-ci détient également les leviers nécessaires pour permettre une reprise des activités aéroportuaires.
L’AFC/M23 souligne que la fermeture prolongée de l’aéroport de Goma a des conséquences humanitaires, économiques et sécuritaires importantes pour la population locale.
L’interruption des vols complique notamment l’acheminement de l’aide humanitaire, limite les déplacements des civils et affecte les activités commerciales dans cette partie du pays déjà fragilisée par des années de conflit.
De leur côté, les autorités congolaises n’ont pas encore officiellement réagi à ces déclarations, mais maintiennent généralement que les mesures prises dans l’espace aérien visent à garantir la sécurité nationale dans un contexte de tensions persistantes dans la province du Nord-Kivu.
Cette situation met en lumière une fois de plus la complexité du conflit dans l’est de la RDC, où les enjeux sécuritaires, politiques et humanitaires s’entremêlent étroitement.
La question de la réouverture de l’aéroport de Goma apparaît ainsi comme un point stratégique, susceptible d’influencer l’évolution de la situation sur le terrain.
Alors que les appels à la désescalade se multiplient, la population locale reste dans l’attente de solutions concrètes permettant de rétablir la circulation aérienne et de soulager les difficultés quotidiennes auxquelles elle est confrontée.
La rédaction
