Le Bureau de Coordination de la Société Civile du Sud-Kivu (BCSCSK) a lancé une vive alerte à l’attention de l’opinion publique nationale et internationale suite à des actes jugés « barbares » commis par des éléments Wazalendo contre des humanitaires de Médecins Sans Frontières dans le territoire de Mwenga.
Dans une déclaration rendue publique, Samy-Jean Takimbula, président de cette structure citoyenne, a exprimé sa profonde indignation face à ces violences ciblant des acteurs humanitaires engagés au service des populations vulnérables. Il souligne que ces incidents surviennent à un moment critique où la société civile intensifie ses plaidoyers pour l’ouverture et la sécurisation d’un couloir humanitaire dans les zones affectées par les conflits armés.
« Alors que la société civile mène des plaidoyers en faveur d’un couloir humanitaire, ces actes constituent un recul humanitaire majeur. Il est temps de protéger les personnes qui œuvrent en faveur de la population », a-t-il déclaré.
Selon le BCSCSK, ces attaques risquent de compromettre gravement les efforts d’assistance dans une région déjà confrontée à une crise humanitaire aiguë, marquée par des déplacements massifs de populations, un accès limité aux soins de santé et une insécurité persistante. La présence des organisations humanitaires, dont MSF, reste pourtant essentielle pour répondre aux besoins urgents des communautés affectées.
La société civile appelle ainsi les autorités congolaises, les partenaires internationaux ainsi que toutes les parties prenantes au conflit à prendre des mesures urgentes afin de garantir la sécurité des travailleurs humanitaires et de leurs installations. Elle insiste également sur la nécessité de respecter le droit international humanitaire, qui protège les civils et les acteurs humanitaires en période de conflit.
Face à cette situation préoccupante, le BCSCSK exhorte à des enquêtes sérieuses pour identifier les responsables de ces exactions et à des sanctions exemplaires, afin de prévenir la répétition de tels actes.
La situation à Mwenga demeure tendue, et les organisations de la société civile redoutent un impact durable sur l’accès humanitaire si des garanties de sécurité ne sont pas rapidement mises en place.
La rédaction
