Le Mouvement citoyen de lutte contre les antivaleurs pour un Congo émergent (MCLA-RDC) a exprimé sa vive inquiétude face à la nouvelle méthode de publication des résultats de l’examen d’État en République démocratique du Congo, désormais communiqués dans un délai de 48 heures seulement après la fin des épreuves. Selon le mouvement, cette pratique, initiée par le ministère de l’Enseignement, compromet gravement la crédibilité du processus éducatif.

S’exprimant ce mercredi sur les ondes de la radio Les Messagers du Peuple à Uvira, dans des propos recueillis par la rédaction de Fizinews24.info, Alphonse Mufariji Nestor, coordinateur national du MCLA-RDC, a dénoncé une dérive préoccupante :
« Nous assistons à une dégradation visible du système éducatif. Comment expliquer que les résultats de l’examen d’État, qui prenaient autrefois jusqu’à un mois pour être publiés, soient désormais disponibles seulement deux jours après la fin des épreuves ? Cela soulève des doutes sur la rigueur de la correction et la transparence du processus. »
Il rappelle que l’examen d’État s’est terminé le 31 juillet, alors que les 1er et 2 août étaient des jours fériés respectivement la fête des Parents et la journée de commémoration du génocide congolais (Genocost). Les résultats ont pourtant été publiés dès le 6 août dans certaines provinces.
« Cela suppose que les corrections ont été faites entre le 4 et le 5 août, ce qui est irréaliste. La priorité doit être donnée à une évaluation juste et minutieuse des élèves, pas à la rapidité », a-t-il souligné.
Face à cette situation qu’il juge alarmante, le MCLA-RDC appelle les parents à ne pas se réjouir uniquement de la réussite apparente de leurs enfants, mais à s’interroger sur leur avenir réel.
« Aujourd’hui, de nombreux diplômés, licenciés ou gradués sont incapables de rédiger une simple lettre de motivation ou d’enseigner. Cela traduit une incompétence inquiétante, que le gouvernement congolais semble malheureusement accompagner », a conclu Alphonse Mufariji Nestor.
Salumu Msafiri Modeste
