Le poste dit de contrôle installé à Kivovo sur la Route nationale numéro 5 suscite de vives inquiétudes au sein de la population.
De nombreux usagers de cet axe routier stratégique dénoncent des pratiques assimilées à des tracasseries de la part de certains militaires des FARDC ainsi que d’agents de différents services de l’État affectés sur place.
Selon plusieurs témoignages recueillis auprès des passagers, chaque voyageur serait contraint de verser une somme de 1 000 francs congolais avant de pouvoir franchir cette barrière.
Une situation jugée abusive par les citoyens, qui estiment que ce poste de contrôle est progressivement devenu un lieu d’extorsion au détriment des populations civiles.
Les plaintes visent également certains agents du service de tourisme présents sur le site. Ces derniers seraient chargés du contrôle des cartes d’électeur des passagers.
Toutefois, selon les victimes, lorsque les cartes sont effacées, abîmées ou difficilement lisibles, leurs détenteurs seraient contraints de payer une somme d’argent pour les récupérer ou poursuivre leur voyage.
Un habitant victime de ces pratiques, qui s’est confié à la rédaction de Fizinews24, exprime son indignation face à cette situation :
« Nous nous demandons si Kivovo n’est pas en train de devenir une autre frontière au regard du comportement des militaires et des agents de l’État commis à cette barrière. Ces personnes sont censées protéger la population, mais elles sont plutôt là pour la tracasser. Quand vous arrivez à cet endroit, les agents du tourisme vous demandent la carte d’électeur, et pour vous la remettre, il faut payer 1 000 francs congolais. Malheur à celui dont la carte est illisible. »
Ces dénonciations interviennent dans un contexte où les citoyens réclament davantage de respect de leurs droits fondamentaux, notamment celui de circuler librement sur toute l’étendue du territoire national sans être victimes d’abus ou de paiements illégaux.
Face à cette montée des plaintes, plusieurs passagers appellent les autorités civiles et militaires compétentes à intervenir rapidement afin de rétablir l’ordre au poste de Kivovo. Ils demandent l’ouverture d’enquêtes sérieuses sur les agissements dénoncés et la prise de sanctions contre tout agent impliqué dans ces pratiques.
Pour les habitants d’Uvira, il devient urgent que les postes de contrôle servent réellement à la sécurisation des personnes et des biens, plutôt qu’à imposer des charges illégales à une population déjà confrontée à de nombreuses difficultés socio-économiques.
La rédaction
