Le Représentant spécial du Secrétaire général des Nations unies et chef de la Mission de l’Organisation des Nations unies pour la stabilisation en République démocratique du Congo, James Swan, est arrivé ce vendredi 24 avril 2026 à Goma, chef-lieu de la province du Nord-Kivu, via l’aéroport international de la ville.
Cette visite s’inscrit dans le cadre d’une mission de terrain dans l’est de la République démocratique du Congo, menée sur instruction du Secrétaire général des Nations unies, António Guterres. Avant son arrivée à Goma, James Swan s’était déjà rendu à Beni et à Bunia, où il a évalué la situation sécuritaire et humanitaire.
L’objectif principal de cette mission est d’appuyer la mise en œuvre du cessez-le-feu, de renforcer la protection des civils, de soutenir les efforts de désescalade des tensions, ainsi que d’accompagner les différents processus de paix en cours dans cette région en proie à des conflits persistants.
Au cours de son séjour à Goma, M. Swan prévoit de tenir des échanges avec les équipes de la MONUSCO, ainsi qu’avec divers acteurs locaux, afin d’identifier les priorités opérationnelles sur le terrain et d’adapter les interventions de la mission onusienne aux réalités actuelles.
À l’instar de plusieurs diplomates européens et responsables des Nations unies ayant récemment effectué des visites dans la région, le nouveau chef de la MONUSCO devrait également rencontrer des représentants du mouvement rebelle Alliance Fleuve Congo / Mouvement du 23 mars, qui exerce un contrôle sur la ville de Goma et sur certaines zones des provinces du Nord et du Sud-Kivu.
Cette visite intervient dans un contexte particulièrement sensible et suscite des réactions contrastées au sein de la population locale. Si certains y voient une opportunité de relancer les efforts de paix, d’autres expriment leur scepticisme quant à l’efficacité des interventions de la MONUSCO, appelant à des résultats concrets et durables en matière de sécurité.
Dans l’ensemble, la mission de James Swan est perçue comme un test important pour l’engagement des Nations unies dans l’est de la RDC, où les attentes de la population restent élevées face à une crise sécuritaire et humanitaire persistante.
