La famille estudiantine M’mbondo du Sud-Kivu (FEM/SK) a adressé une correspondance au Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, afin de dénoncer la détention prolongée sans procès de plusieurs leaders de la communauté Bembe, incarcérés depuis 2024.
Dans cette lettre, la FEM/SK qualifie cette situation de violation grave des droits humains et des lois de la République démocratique du Congo.
Elle rappelle que, selon les principes fondamentaux du droit congolais, la liberté demeure la règle, tandis que la détention constitue une exception strictement encadrée par la loi.
Elle insiste également sur le fait que toute personne arrêtée doit bénéficier d’un procès équitable dans un délai raisonnable.
L’organisation estudiantine exprime par ailleurs de vives inquiétudes quant à l’état de santé des détenus, qu’elle juge préoccupant, évoquant un risque réel pour leur vie. Parmi les personnes concernées figurent notamment le général Dieudonné Mutupeke, les colonels Antoine Selemani et Ange Nyambwe, ainsi que le major Alenga, qui demeurent à ce jour en détention sans avoir été jugés.
La FEM/SK rappelle également des précédents tragiques, citant les cas d’Aoci et de Sikatenda Shabani, décédés en détention sans avoir comparu devant la justice, renforçant ainsi les craintes d’un dénouement similaire.
Face à une situation qu’elle qualifie de grave et injuste, susceptible d’entraîner de nouveaux drames, la famille estudiantine M’mbondo appelle le Chef de l’État à intervenir en urgence.
Elle plaide soit pour l’organisation rapide de procès équitables, soit pour la libération des personnes concernées.
Cette détention prolongée sans jugement suscite également des réactions au sein de plusieurs organisations de la société civile, des défenseurs
des droits de l’homme ainsi que des leaders d’opinion, qui condamnent unanimement cette pratique.
La rédaction
