Sous le haut patronage de son Excellence Monsieur le Gouverneur de la province du Sud-Kivu, Jean-Jacques Purusi, le ministère de l’Intérieur et le service de la Protection civile, antenne d’Uvira, organisent, ce vendredi 17 octobre 2025, la cérémonie de commémoration de la Journée internationale de la réduction des risques de catastrophes dans la ville d’Uvira, chef-lieu provisoire de la province.
L’antenne locale de la Protection civile pilote cette initiative avec l’appui de plusieurs partenaires et la participation des victimes de catastrophes naturelles. L’objectif est de rappeler l’urgence d’anticiper les crises humanitaires dans une région régulièrement touchée par les inondations, les glissements de terrain et d’autres aléas climatiques. L’événement se déroule sous le thème international : « Financer la résilience et non les catastrophes ». La Plateforme urbaine pour la réduction des risques et la gestion des catastrophes coordonne les activités aux côtés des autorités locales et des partenaires humanitaires. Selon les organisateurs, un budget de 3 798,3 dollars a été mobilisé pour le plaidoyer, la prévention et la sensibilisation, a indiqué M. Mukambilwa Kishota Papy, Chef d’antenne de la protection civile/uvira

Uvira reste l’une des villes les plus exposées aux aléas naturels en RDC. Entre inondations, glissements de terrain et érosion côtière, les dégâts humains et matériels ne cessent de s’aggraver. Les organisateurs insistent sur la nécessité d’un changement d’approche : « Nous devons anticiper au lieu de subir, et investir dans la prévention plutôt que dans les réparations. » Ils souhaitent transformer la réponse humanitaire en un engagement durable pour la protection et la résilience communautaire.
L’objectif général est de renforcer la résilience des communautés urbaines d’Uvira face aux catastrophes. Pour y parvenir, les organisateurs visent à sensibiliser au moins 5 000 ménages, produire un document de plaidoyer fondé sur des données concrètes, et réunir autorités et partenaires autour d’une cérémonie officielle. Les personnes vivant avec un handicap, les déplacés internes et les sinistrés installés dans les camps sont considérés comme bénéficiaires prioritaires.

Les activités de cette journée s’articulent en trois étapes : une phase de préparation administrative et logistique, une caravane motorisée de sensibilisation dans les quartiers, puis une cérémonie de plaidoyer à la mairie d’Uvira. Des spots radio, des affiches et des témoignages publics accompagnent la campagne. La signature d’un « Engagement pour la résilience d’Uvira » par les autorités symbolise la volonté politique d’agir.
Les résultats attendus sont clairement définis : « Au moins 5 000 ménages informés, 40 organisations engagées et un plaidoyer documenté pour les sinistrés. » Les organisateurs espèrent que cette commémoration servira de levier pour attirer l’attention des bailleurs, renforcer l’implication des institutions et repositionner Uvira dans une dynamique de prévention durable. Une couverture médiatique locale et nationale assure la visibilité de l’événement.

Le président de l’Union nationale de la presse du Congo (UNPC), section Uvira-Fizi, Patient Lufira Debaba, présent à la cérémonie, appelle les professionnels des médias à s’impliquer dans la diffusion de l’information. « C’est une activité d’intérêt public », a-t-il déclaré, soulignant l’importance d’une couverture responsable pour encourager les comportements préventifs face aux catastrophes naturelles.
Salumu Msafiri Modeste
