Le Cabinet des Jeunes Intègres pour l’Orientation des Politiques Publiques en RDC (CJIOP-RDC) a exprimé, dans une correspondance datée du 08 mai 2026, sa vive inquiétude face à la détérioration continue de la situation sécuritaire dans la ville de Baraka ainsi que dans le territoire de Fizi, au Sud-Kivu.
Adressée notamment au Gouverneur de province, aux autorités militaires, policières et administratives, ainsi qu’aux acteurs de la société civile et aux médias locaux, cette lettre dénonce la recrudescence des cas de vols à mains armées, pillages, viols, tracasseries, tueries et tirs nourris enregistrés presque quotidiennement dans la région.
Selon le CJIOP-RDC, cette insécurité permanente plonge la population dans une psychose généralisée, alors que les habitants attendent des autorités compétentes des mesures concrètes pour assurer leur protection.
L’organisation affirme également que les populations de Baraka et Fizi se disent aujourd’hui “épuisées” par cette situation et envisagent l’organisation d’une grande manifestation populaire si aucune réponse urgente n’est apportée dans un délai raisonnable.
Dans son message, le CJIOP-RDC rappelle que la Constitution de la République Démocratique du Congo garantit les libertés civiles, soulignant que la province du Sud-Kivu ne se trouve pas sous régime d’état de siège.
Par ailleurs, plusieurs citoyens envisageraient de saisir officiellement le Président de la République, Félix Tshisekedi, afin de demander la mutation urgente de certaines unités militaires accusées de troubler l’ordre public et de commettre des actes contraires à la mission des FARDC.
Le CJIOP-RDC appelle ainsi les autorités militaires et sécuritaires à prendre des mesures urgentes et efficaces pour restaurer la paix, protéger les civils et leurs biens, tout en respectant les droits humains et les principes républicains.
Cette sortie intervient dans un contexte marqué par une montée des inquiétudes sécuritaires dans plusieurs entités du territoire de Fizi et de la ville de Baraka.
Lubunga lavoix
