La situation sécuritaire demeure préoccupante dans la ville de Baraka, située dans la province du Sud-Kivu, où plusieurs habitants continuent de dénoncer des actes d’insécurité devenus récurrents ces derniers mois.
Des cas de vols de téléphones, de cambriolages nocturnes, de pillages de maisons, de violences armées ainsi que des tirs de balles pendant la nuit sont régulièrement signalés par la population locale. Certains habitants accusent même certains hommes en uniforme d’être impliqués dans ces actes criminels qui troublent la quiétude de la population.
Se confiant à la rédaction de FiziNews24, M. Lusambya Wanumbe, président de la nouvelle dynamique de la société civile congolaise (NDSCI CHUNVI YA CONGO) dans la ville de Baraka a reconnu que malgré cette insécurité persistante,des avancées significatives sont néanmoins enregistrées grâce aux efforts fournis par les responsables militaires engagés dans la restauration de la paix dans cette partie du territoire.
Selon lui, les autorités militaires multiplient les opérations de sécurisation de jour comme de nuit afin de réduire les actes criminels et de rétablir l’ordre dans la ville.
« Entre le mois de décembre et avril, la situation sécuritaire était très alarmante à Baraka.On enregistrait des tirs incontrôlés, des vols, des extorsions de téléphones, des assassinats ainsi que des cas de viols.Cette situation était notamment liée à l’arrivée massive de militaires ayant fui les zones de combats », a-t-il expliqué.
Le président de NDCSI estime toutefois que l’insécurité ne doit pas être attribuée uniquement aux militaires, comme le pensent certains habitants. Il pointe également du doigt la circulation incontrôlée des armes au sein de la population civile, conséquence selon lui de la présence de nombreux éléments armés venus des zones de guerre de Bukavu, Goma et d’autres régions affectées par les conflits.
D’après ses déclarations, certains militaires en fuite auraient vendu illégalement des armes à feu à des civils dans la ville de Baraka, favorisant ainsi la montée de la criminalité et des violences urbaines.« Aujourd’hui, la situation est relativement meilleure qu’avant.
Les actes de banditisme ont diminué grâce aux interventions des autorités militaires et des groupes Wazalendo engagés dans la sécurisation de la ville », a-t-il ajouté.
Lusambya Wanumbe a également salué l’implication des responsables militaires, notamment celle du commandant de la 33ᵉ région militaire, actuellement présent à Baraka, qu’il considère comme l’un des artisans des efforts visant à rétablir la stabilité sécuritaire dans la région.
Il a cependant reconnu que la présence simultanée de plusieurs groupes armés et forces de sécurité notamment les FARDC, les Wazalendo, la police et d’autres porteurs d’armes complique souvent l’identification des véritables auteurs des actes criminels commis dans la ville.
Il invite notamment les habitants à dénoncer toute personne détenant illégalement une arme à feu, à éviter de cacher des hommes armés dans les quartiers et à remettre volontairement toutes les armes détenues illégalement aux autorités compétentes.
« La sécurité est une responsabilité collective. La population doit aimer son armée et collaborer avec elle pour mettre fin à cette insécurité », a-t-il insisté.
Pour plusieurs observateurs locaux, le retour progressif du calme à Baraka dépendra non seulement des efforts des autorités militaires, mais aussi de l’implication active de la population civile dans la dénonciation des réseaux criminels et dans la lutte contre la circulation illicite des armes légères au sein de la communauté.
Lubunga lavoix
