La Nouvelle Dynamique de la Société Civile (NDSCI) Chunvi ya Congo dans le secteur de Ngandja, en territoire de Fizi (Sud-Kivu), salue les récentes mesures prises par la hiérarchie militaire à Kinshasa et dans la province du Sud-Kivu, consistant à opérer des mutations régulières au sein de l’armée, notamment après trois mois de service. Elle demande que cette dynamique soit également appliquée dans leur entité.
Contacté par la rédaction de Fizinews24.info, Kashindi Daudi Asumani, président de la Nouvelle dynamique de la société civile (NDSCI) Chunvi ya Congo
dans le secteur de Ngandja, a exprimé sa satisfaction quant au fonctionnement actuel de l’état-major militaire à Kinshasa. Il s’est exprimé en ces termes :
« Oui, nous saluons la manière dont les autorités militaires de Kinshasa fonctionnent actuellement. En tant que structure citoyenne basée à Ngandja, nous y voyons une volonté claire de protéger les populations et leurs biens, ce qui contribue à la victoire contre l’ennemi. Par exemple, lorsqu’un commandant de la 33e région militaire est affecté dans notre province du Sud-Kivu, dont le siège provisoire est actuellement à Uvira, il est remplacé après deux ou trois mois. Ce système empêche les mauvaises pratiques, car les officiers savent qu’ils sont suivis de près. Cela évite également que les militaires ne soient tentés de trahir ou de livrer la population aux groupes armés », a-t-il déclaré.
Il a ajouté :
« Nous félicitons le gouvernement provincial d’avoir pris en compte nos recommandations concernant les rotations militaires tous les trois mois, surtout en cette période marquée par l’agression imposée par les rebelles du M23/AFC, soutenus par le Rwanda. Nous demandons que cette politique de mutation soit également appliquée dans notre secteur de Ngandja, où certaines unités militaires sont en poste depuis plus de deux ans. Certains militaires y sont restés plus de dix ans ; certains se sont reconvertis en creuseurs miniers, ce qui nous pousse à nous interroger : sont-ils encore des soldats ou déjà des déserteurs ? »
La NDSCI-Chunvi ya Congo plaide donc pour des mutations urgentes au sein des régiments militaires présents à Ngandja et recommande que les rotations soient systématiquement effectuées tous les trois mois.
Un appel similaire pour la police
Sur le volet policier, Kashindi Daudi Asumani attire également l’attention des autorités sur une situation préoccupante :
« Nous demandons à la hiérarchie de la Police nationale congolaise, à travers le commissariat provincial, de procéder à des mutations immédiates dans le secteur de Ngandja, notamment au village de Misisi. Certains policiers y sont en poste depuis plus de dix ans sans changement. Cette longévité favorise les arrestations et détentions arbitraires. Pire encore, certains agents se livrent à la pêche illégale sur le lac Tanganyika, à Kazimia ; d’autres ont ouvert des brasseries artisanales. Ils oublient complètement leur mission principale : protéger la population et ses biens, ainsi que défendre l’intégrité territoriale du pays. »
Enfin, Kashindi Daudi Asumani lance un appel pressant aux autorités provinciales pour une intervention rapide, en vue de restaurer la discipline et la sécurité en République démocratique du Congo, et plus particulièrement au Sud-Kivu.
Salumu Msafiri Modeste
