À Fizi, au Sud-Kivu, l’administrateur territorial Samy Kalondji Badibanga a officiellement lancé ce samedi 8 novembre 2025 la réunion annuelle des chefs coutumiers. Objectif : faire le point sur les recommandations de l’an dernier et évoquer les défis coutumiers persistants, dont les conflits de pouvoir traditionnel et l’insécurité dans les hauts et moyens plateaux de Fizi. Cette rencontre vise également à renforcer la collaboration entre autorités locales et communautés dans un contexte sécuritaire fragile.
Dans son discours, l’administrateur a salué le travail du gouverneur du Sud-Kivu, le professeur Jean-Jacques Purusi Sadiki. Selon lui, « grâce à son engagement, plusieurs conflits à Fizi ont été maîtrisés ». Il a annoncé des projets de développement communautaire, notamment « la construction du marché moderne de Misisi et la réhabilitation de la RN5 », tout en rappelant que « n’eût été la guerre du M23/AFC, le financement alloué au marché moderne serait déjà disponible ».

S’adressant aux chefs coutumiers, Samy Kalondji Badibanga a insisté sur l’importance de prôner la paix. Il les a exhortés à « prêcher la cohabitation pacifique » dans toutes les entités coutumières, rappelant que Fizi compte 18 groupements, 171 villages et 4 secteurs où vivent plusieurs communautés. « Tous les habitants doivent se sentir en sécurité et libres de vaquer à leurs activités », a-t-il martelé.
Dans la même perspective, l’administrateur a appelé les communautés locales dont les Babembe, Bafuliro, Banyamulenge, Babuyu, Banyindu, Barega, Bashi ou encore Bamasanze à renforcer l’unité et la cohésion sociale. Pour lui, « l’insécurité dans les hauts et moyens plateaux doit cesser pour permettre une paix durable » et relancer le développement de ce territoire longtemps affecté par les conflits armés.
Enfin, il a annoncé la suspension temporaire des activités du CCRCC dans les quatre secteurs du territoire pour des raisons de sécurité, avant de réaffirmer son soutien au président Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo « pour ses efforts diplomatiques, militaires et politiques en faveur de la paix en RDC ». Il a conclu en condamnant « tout discours tribaliste, haineux ou xénophobe » à Fizi et Baraka, plaidant pour un climat social apaisé et tourné vers le progrès.
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