Le Docteur David Balanganayi est rentré chez lui en homme libre, vendredi 03 avril 2026 et a même presté comme prédicateur dans son église le dimanche 05 avril, date à laquelle plusieurs communautés chrétiennes ont célébré la Pâques.
Le médecin David Balanganayi lors de ce culte pascal devant ses fidèles a donné un témoignage aux fidèles de son église sur son procès.
Devant la chaire, le docteur David Balanganayi a révélé que pendant sa détention au cachot alors qu’il était jugé en procédure de flagrance pour maltraitance de sa patiente Dorcas Moya, il avait reçu la visite d’un proche collaborateur du Chef de l’Etat Congolais Félix Tshisekedi, envoyé par ce dernier qui lui aurait dit de rester calme car tout était réglé.
« Je remercie le Président de la République parce que j’avais reçu son envoyé au cachot. Je tais le nom, c’est un haut gradé. Quand il est arrivé au cachot, j’ai vu comment tout le monde est resté au garde-à-vous. Il m’a dit : { j’ai eu le privilège de te voir et ne t’en fais pas. Tout est déjà fin prêt } j’ai eu la chair de poule. Je vous dis que c’est un haut gradé, il m’a dit j’ai eu le privilège de te voir », a rapporté sous applaudissement le docteur Balanganayi, suscitant des cris de joie.
Le Docteur Balanganayi a également saisi cette occasion pour dire ses remerciements à ses avocats et à tous ceux qui lui ont apporté leur assistance tant financière que spirituelle.
Pour rappel, ce médecin avait été déféré devant le Tribunal de Grande Instance de Kinshasa/ Kinkole pour avoir infligé des coups à sa patiente Dorcas Moya, juste après son accouchement alors qu’elle se plaignait des douleurs. La vidéo de cette scène devenue virale avait suscité l’indignation et les réactions de plusieurs personnalités publiques parmi lesquelles, la distinguée Première dame Denise Nyakeru Tshisekedi, le sénateur Bahati Lukwebo, le ministre de la santé Publique Roger Kamba et autres.
Condamné à deux mois avec un sursis d’une année et au paiement du tiers des frais d’instance, le docteur David Balanganayi est actuellement en liberté.
La libération sans respect de la décision prononcée par la justice à l’encontre de ce professionnel de santé est condamnée par plusieurs organisations de droits humains.
Rédaction
