Les autorités administratives de la province du Nord-Kivu, sous contrôle du mouvement AFC/M23, annoncent la mise en place d’un centre de traitement destiné à la prise en charge des cas suspects de la maladie à virus Ebola, à une dizaine de kilomètres de la ville de Goma.
Selon le gouverneur nommé par l’AFC/M23, Erasto Musanga, cette structure sanitaire a été installée dans le cadre des mesures urgentes visant à prévenir une propagation éventuelle de l’épidémie dans les zones sous contrôle du mouvement.
Le gouverneur a expliqué que toute personne présentant des signes suspects sera placée sous surveillance médicale pendant une période de quatorze jours. Si aucun symptôme confirmé de la maladie n’est observé durant cette période d’observation, la personne sera ensuite autorisée à regagner son domicile.
« L’objectif principal est de limiter la propagation de la maladie à virus Ebola et de protéger les populations locales », a-t-il indiqué, tout en appelant les habitants au calme et au respect strict des mesures sanitaires mises en place par les équipes médicales.
Les analyses des échantillons biologiques seront assurées par l’Institut national de recherche biomédicale, basé à Goma. D’après les autorités, cet institut dispose d’une capacité technique permettant d’analyser des données sanitaires provenant de cinq provinces, ce qui constitue un atout majeur dans la surveillance épidémiologique de la région.
De son côté, Lawrence Kanyuka a affirmé que, jusqu’à présent, les zones contrôlées par le mouvement AFC/M23 ne comptent qu’un seul cas confirmé de la maladie à virus Ebola, enregistré dans la ville de Goma.
Cette annonce intervient dans un contexte de vigilance sanitaire accrue dans l’est de la République démocratique du Congo, où les autorités sanitaires et plusieurs acteurs locaux redoutent une résurgence de l’épidémie dans des zones déjà fragilisées par l’insécurité et les déplacements massifs des populations.
Les autorités sanitaires appellent ainsi la population à collaborer avec les équipes médicales, à signaler rapidement tout symptôme suspect et à éviter la désinformation afin de faciliter une riposte efficace contre cette maladie hautement contagieuse.
Lubunga lavoix
