Le président de la République démocratique du Congo, Félix Tshisekedi, a exprimé ses « profonds regrets » à la suite des récents incidents survenus entre les deux rives du fleuve Congo. Il a également annoncé son intention d’indemniser les victimes, à l’issue des travaux des délégations congolaise et brazzavilloise chargées de faire la lumière sur ces événements.
En visite officielle à Brazzaville ce samedi 3 octobre 2026, Félix Tshisekedi a été reçu par son homologue de la République du Congo, Denis Sassou Nguesso. Au cours de cette rencontre, le chef de l’État congolais a expliqué que sa présence à Brazzaville visait notamment à « apaiser les esprits » et à contribuer au retour au calme entre les deux pays.
« Je suis surtout venu pour apaiser les esprits », a déclaré Félix Tshisekedi, insistant sur les liens historiques, culturels et humains qui unissent les populations des deux Congo. Selon lui, les deux pays constituent « un même peuple », rendant « insensé » le fait d’en arriver à des affrontements entre leurs populations.
Le président de la RDC était accompagné notamment de ses vice-Premiers ministres chargés de l’Intérieur et de la Défense. Ces derniers doivent travailler avec leurs homologues de la République du Congo afin de rechercher des solutions permettant de mettre « définitivement fin à ces dérapages ».
Évoquant les plus de 2 400 kilomètres de frontières fluviales et terrestres partagées entre les deux pays, Félix Tshisekedi a dénoncé des « réflexes barbares d’un autre temps », appelant à privilégier le dialogue et la coopération entre Kinshasa et Brazzaville.
Le chef de l’État congolais a par ailleurs indiqué que la question de l’indemnisation des victimes serait examinée après la remise du rapport des deux délégations.
« Une fois que les deux délégations auront rendu leur rapport, je rencontrerai les victimes pour définir avec elles les modalités de leur indemnisation. Parce que c’est de notre devoir de le faire », a-t-il déclaré.
Cette visite intervient dans un contexte marqué par des tensions entre les populations des deux rives du fleuve Congo. Kinshasa et Brazzaville entendent désormais renforcer leur coopération afin d’éviter que de tels incidents ne se reproduisent et de préserver les relations historiques entre les deux pays.
Lubunga lavoix
