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Sud-Kivu : le mouvement citoyen SIMAMA dénonce des allégations de corruption dans le processus de rapatriement au camp de Busuma, au Burundi

Par Red.fizinews
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Le Mouvement citoyen SIMAMA (MCS) alerte sur des pratiques présumées de corruption qui entacheraient, selon lui, le processus de rapatriement volontaire des réfugiés congolais hébergés au camp de Busuma, au Burundi. L’organisation appelle le HCR ainsi que les autorités burundaises à diligenter une enquête urgente.

Dans une déclaration rendue publique, le Mouvement citoyen SIMAMA affirme avoir été saisi par plusieurs réfugiés congolais vivant dans le camp de Busuma, qui dénoncent des irrégularités présumées dans la gestion des listes de personnes candidates au rapatriement volontaire vers la République démocratique du Congo.

Le mouvement citoyen affirme que certains réfugiés seraient contraints de verser de l’argent afin que leurs noms soient inscrits sur les listes des personnes devant être rapatriées.

Toujours selon ces témoignages rapportés par le MCS, les personnes qui refusent ou qui ne disposent pas de moyens financiers verraient leurs dossiers rester bloqués, y compris lorsque leur enregistrement remonte à plusieurs mois.

L’organisation dénonce également ce qu’elle présente comme un non-respect de l’ordre d’enregistrement. Elle affirme que des réfugiés disposant de moyens financiers seraient favorisés au détriment de ceux qui se sont inscrits en premier.

Des montants allant, selon les allégations rapportées par le MCS, de 200 000 à 500 000 francs burundais seraient ainsi exigés pour permettre à certains candidats de passer avant d’autres dans le processus.

L’organisation estime que les réfugiés les plus vulnérables, notamment ceux qui ne disposent pas de ressources financières, seraient les premières victimes de ces pratiques et risqueraient de rester durablement dans le camp malgré leur volonté de regagner leur pays.

Le MCS qualifie ces faits allégués de pratiques graves de corruption et d’extorsion à l’encontre de personnes déjà vulnérables. Il estime également qu’ils seraient contraires aux principes régissant la protection des réfugiés et au caractère volontaire du rapatriement.

Face à ces accusations, le coordinateur national du Mouvement citoyen SIMAMA, Georges Alimasi, demande au HCR au Burundi et en RDC d’ouvrir rapidement une enquête afin de faire toute la lumière sur la gestion du processus de rapatriement au camp de Busuma.

Le MCS demande également aux autorités burundaises de prendre des sanctions appropriées contre tout agent dont l’implication dans des pratiques de corruption serait établie.

L’organisation réclame par ailleurs une plus grande transparence dans la gestion des listes de rapatriement, notamment leur affichage public, suivant l’ordre d’enregistrement et en tenant compte des zones et villages d’origine des réfugiés.

Enfin, SIMAMA insiste sur la nécessité de garantir un processus de rapatriement gratuit, transparent et véritablement volontaire, conformément aux principes applicables à la protection des réfugiés.

« Trop, c’est trop ! On ne peut pas faire payer un Congolais qui veut rentrer chez lui. Le droit de rentrer chez soi ne s’achète pas », dénonce Georges Alimasi.»

À ce stade, ces accusations sont celles rapportées par le Mouvement citoyen SIMAMA et les témoignages de réfugiés qu’il affirme avoir recueillis. Les autorités burundaises ainsi que les services concernés du HCR n’ont pas encore été cités comme ayant apporté une réponse à ces accusations.

 

La rédaction.

 

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