Le Vice-Gouverneur et Gouverneur intérimaire du Sud-Kivu, Maître Jean-Jacques Elakano, accompagné des membres du comité provincial de sécurité ainsi que quelques ministres, ont été à Sange, dans la plaine de la Ruzizi, en territoire d’Uvira, mardi 12 mai 2026 quelques jours après le retrait des éléments de l’AFC/M23 alliés à l’armée Rwandaise (RDF).
Sur place, Jean-Jacques Elakano a tenu un meeting populaire avec un message de réconfort aussi d’espoir face à l’agression Rwandaise. Abordé par la presse juste après son adresse populaire, l’exécutif provincial adjoint a reconnu la résilience de la population de la plaine de la Ruzizi.
« Comme vous pouvez le constater, nous avons été bien accueillis. La situation est relativement calme et sous contrôle. Tout le territoire d’Uvira jusqu’à Katogota est sous le contrôle de nos éléments des FARDC et des Wazalendo », a-t-il déclaré.
Elakano a par ailleurs invité la population ainsi que les Wazalendo à éviter tout acte de vengeance.
« Nous sommes venus dire à nos frères et sœurs Wazalendo ainsi qu’à toute la population d’éviter le règlement de comptes, la discrimination et le tribalisme. Nous formons un même peuple et nous devons tous vivre dans l’harmonie », a ainsi souligné, rappelant ce message de la cohésion avait d’ailleurs été lancé bien avant par le gouverneur de province à la RTNC depuis Kinshasa où il séjourne.
Pour Jean-Jacques Elakano, le retrait des rebelles du M23 et ses supplétifs dans la plaine de la Ruzizi est le résultat de la diplomatie agissante menée par le Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi.
Il a ensuite lancé un message à l’unité : « L’heure n’est plus aux divisons internes. Face à l’agression et à ceux qui menacent l’intégrité de notre territoire, chaque citoyen de Sange doit se considérer comme un rempart pour la nation ».
Le Vice-Gouverneur a exhorté la population à collaborer avec les services de sécurité, de dénoncer tout mouvement suspect afin de prévenir un éventuel retour de l’ennemi, de cultiver la solidarité communautaire pour éviter de tomber dans le piège de la manipulation ethnique.
Luc Lukandjila
