La Société civile populaire pour l’Afrique (SOCIPO-AFRICA), à travers son bureau local de Fizi, appelle les autorités nationales à prendre des mesures urgentes pour améliorer la situation sécuritaire et humanitaire dans le territoire de Fizi, particulièrement dans la zone de Minembwe.
Dans une note de plaidoyer adressée au président de la République démocratique du Congo, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, la SOCIPO-AFRICA fait état d’une situation sécuritaire qu’elle qualifie de préoccupante dans plusieurs parties du territoire de Fizi.
Selon cette organisation, le territoire de Fizi est confronté depuis plusieurs mois à une pression militaire qu’elle attribue aux forces rwandaises, au RDF ainsi qu’à leurs supplétifs regroupés sous l’AFC-M23, Ngumino, Twirwaneho, Red-Tabara et MRDP.
La SOCIPO-AFRICA déplore également les difficultés rencontrées dans les opérations de reconquête de certaines entités, notamment dans la région de Minembwe. Elle évoque par ailleurs des failles dans la chaîne de commandement militaire et estime que certaines informations provenant du terrain pourraient compromettre les opérations des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) et des Wazalendo.
L’organisation attire également l’attention sur la coupure des moyens de communication dans le territoire de Fizi, qu’elle estime préjudiciable aux opérations militaires, à la coordination humanitaire ainsi qu’à la vie quotidienne de la population civile.
Quatre recommandations au chef de l’État
Face à cette situation, la SOCIPO-AFRICA formule quatre principales recommandations à l’endroit du président de la République :
1. Procéder à une réforme profonde du commandement militaire dans la zone opérationnelle de Fizi, en privilégiant la nomination d’officiers faisant preuve d’exemplarité, de loyauté et d’intégrité envers les institutions de la République.
2. Évaluer les responsabilités des responsables actuels du ministère de la Défense, du ministère de l’Intérieur ainsi que de l’état-major général des FARDC, au regard des résultats enregistrés sur le terrain depuis plus d’une année.
3. Ordonner le rétablissement immédiat des réseaux de communication sur l’ensemble du territoire de Fizi, considérés par l’organisation comme un outil indispensable pour les FARDC, les Wazalendo et la population civile.
4. Renforcer les capacités aériennes des FARDC, notamment afin de faire face aux drones et autres moyens aériens utilisés par les forces d’occupation, dans le but de protéger les militaires et les populations civiles.
lav OMBO.
