La Société civile environnementales de Fizi-Baraka tire la sonnette d’alarme face à une sécheresse prolongée qui affecte plusieurs secteurs de la vie socio-économique et environnementale dans la région.
Selon cette structure, de mars à septembre 2026, les précipitations significatives se sont fait rares, entraînant d’importantes conséquences sur l’agriculture et les ressources en eau.
Les cultures de maïs, manioc et arachide seraient particulièrement touchées, avec plusieurs champs déjà considérés comme perdus par les agriculteurs. Dans le même temps, le niveau de plusieurs cours d’eau, notamment Mutambala, Nemba, Sanza, Luôté et Kimbi, aurait considérablement baissé.
Une situation liée notamment à la déforestation
Pour Georges Alimasi, président de la Société civile environnementale de Fizi-Baraka et spécialiste en gestion rationnelle et durable des ressources naturelles, cette situation doit être analysée en tenant compte de plusieurs facteurs environnementaux.
Il cite notamment la déforestation massive destinée à la production de bois-énergie et de charbon de bois, la pratique de l’agriculture sur brûlis ainsi que les effets du changement climatique global.
La prolongation de cette situation pourrait, selon cette organisation, aggraver la vulnérabilité des populations locales et accentuer la pression sur les ressources naturelles.
La Société civile environnementale identifie plusieurs risques liés à cette sécheresse prolongée, notamment :
– l’aggravation de l’insécurité alimentaire ;
– le risque de multiplication des feux de brousse incontrôlés ;
– la diminution de l’accès à l’eau potable ;
– la baisse de la production agricole et des revenus des ménages ruraux.
Des mesures urgentes demandées aux autorités
Face à cette situation, la Société civile environnementale de Fizi-Baraka appelle les autorités à prendre des mesures urgentes pour soutenir les communautés affectées.
Elle recommande notamment au gouvernement :
1. de déclarer Fizi-Baraka comme zone à risque de sécheresse, afin de faciliter la mobilisation d’une réponse adaptée ;
2. d’organiser la distribution de semences à cycle court et résistantes à la sécheresse au profit des agriculteurs ;
3. d’envisager une interdiction temporaire de l’agriculture sur brûlis, particulièrement dans les zones les plus exposées aux feux de brousse ;
4. de soutenir les alternatives au bois-énergie, notamment la vulgarisation des foyers améliorés et la production de briquettes écologiques, afin de réduire la pression exercée sur les forêts.
La Société civile environnementale estime enfin qu’une réponse coordonnée des autorités, des organisations environnementales et des communautés locales est nécessaire pour limiter les conséquences de cette sécheresse et renforcer la résilience des populations de Fizi-Baraka face aux changements climatiques.
Lubunga lavoix
