Une opération visant à supprimer les barrières payantes érigées par certains éléments des Wazalendo est en cours sur la Route nationale numéro 5 (RN5), notamment sur le tronçon Baraka-Makobola, dans le territoire de Fizi.
Selon plusieurs sources locales, le général autoproclamé William Amuri Yakotumba, chef et commandant du groupe armé Wazalendo CNPSC, aurait ordonné la suppression de toutes les barrières payantes contrôlées par des éléments Wazalendo sur cet axe.
Ces barrières imposaient aux passagers le paiement d’une somme de 1 000 francs congolais par personne avant de pouvoir poursuivre leur trajet. Ces tracasseries auraient poussé plusieurs voyageurs à privilégier la voie lacustre pour effectuer leurs déplacements entre les différentes zones de Fizi et d’Uvira, malgré les risques liés à ce moyen de transport.
L’opération aurait débuté vendredi dernier, à la suite d’une décision prise par la hiérarchie militaire des FARDC, en concertation avec les autorités provinciales.
Sur le terrain, plusieurs cases servant de postes de contrôle à certains éléments armés auraient été incendiées le long de la RN5, entre Baraka et Makobola. Des éléments Wazalendo ainsi que certains militaires des FARDC retrouvés au niveau de ces barrières auraient également été interpellés.
La suppression de ces barrières, estimées à une trentaine sur l’axe concerné, est largement saluée par plusieurs habitants, notamment les transporteurs et les passagers, qui dénonçaient depuis plusieurs mois les tracasseries et les paiements imposés sur cette route d’intérêt national.
D’après les mêmes sources, l’opération devrait se poursuivre sur le tronçon Uvira-Ndolo, ainsi que sur les axes Lulimba-Tubangoyi et d’autres routes concernées par la présence de barrières payantes.
Cependant, plusieurs habitants rappellent que ce n’est pas la première fois qu’une telle décision est prise par les responsables des Wazalendo et les FARDC. Dans le passé, certaines barrières avaient déjà été supprimées avant de réapparaître quelques jours ou semaines plus tard.
La population appelle donc les autorités à assurer un suivi permanent de l’opération, afin d’éviter la réinstallation de ces postes de contrôle et de garantir la libre circulation des personnes et des biens.
Les habitants espèrent désormais que la même opération sera menée sur les axes Baraka-Lulimba, Lulimba-Nyange et Lulimba-Kilembwe, où des cas de tracasseries similaires sont encore signalés.
Pour les usagers de la RN5, la suppression de ces barrières constitue un soulagement, mais ils demandent que cette mesure soit durable et appliquée de manière effective sur l’ensemble des axes routiers concernés.
La rédaction.
