Depuis la prison centrale de Mulunge, à Uvira, Étunda Maisha Albert, président de la Force vive de la société civile de la ville de Baraka, adresse un message d’espoir et d’apaisement à la population de Baraka. Il appelle notamment les habitants à suspendre les manifestations et les journées ville morte, assurant que leur situation fait l’objet d’un suivi rapproché.
Dans un message audio transmis par téléphone par un député du territoire de Fizi qui lui a rendu visite en détention, Étunda Maisha Albert se veut rassurant quant à la situation des six personnes détenues.
Il affirme que, malgré leur incarcération, lui-même, Ali Mukindula, vice-président de la FEC/Baraka, ainsi que leurs quatre autres compagnons de détention sont en sécurité. Il indique également que les députés élus du territoire de Fizi poursuivent les démarches auprès des autorités compétentes afin d’obtenir leur libération.
« Même si nous sommes réellement détenus, je voudrais rassurer la population. Notre situation est suivie de près par les députés ainsi que par d’autres personnes. Je demande à la population de rester calme et de suspendre les manifestations et les journées ville morte, car nous sommes convaincus qu’une solution sera trouvée prochainement et que nous serons libérés pour poursuivre notre combat », a déclaré Étunda Maisha Albert.
Le président de la Force vive de la société civile de Baraka a par ailleurs salué les différentes actions menées par la population ces derniers jours. Selon lui, ces mobilisations ont démontré que les habitants de Fizi et de Baraka restent solidaires de leurs représentants et de leurs revendications.
Il a également demandé à la population de garder espoir, affirmant que les six détenus pourraient prochainement retrouver leur liberté et regagner la ville de Baraka, où ils espèrent être accueillis avec enthousiasme par leurs concitoyens.
Pour rappel, six acteurs de la société civile et de la Fédération des entreprises du Congo (FEC) ont été interpellés le 14 août 2026 dans la commune de Katanga, à Baraka, alors qu’ils protestaient contre le recouvrement forcé et le bouclage mis en œuvre dans la région pour contrôler différents documents administratifs.
Selon les informations recueillies, leur arrestation serait intervenue à la suite d’instructions attribuées aux autorités provinciales du Sud-Kivu.
Après leur passage devant le Tribunal de grande instance d’Uvira, les six personnes ont été transférées à la prison centrale de Mulunge, où elles restent détenues jusqu’à ce jour.
Leur détention continue de susciter des réactions au sein de la population de Baraka, alors que les démarches se poursuivent auprès des autorités pour obtenir leur libération.
lav OMBO
