Les activités socio-économiques sont restées largement paralysées ce mercredi 05/8/2026 dans la ville d’Uvira, au Sud-Kivu, où la population a massivement observé la journée ville-morte décrétée par la Nouvelle Société Civile Congolaise (NSCC/Sud-Kivu). Cette mobilisation vise à interpeller le Gouvernement central sur la détérioration persistante de la situation sécuritaire dans les hauts plateaux des territoires de Fizi, Mwenga et Uvira.
Entre 6h00 et 8h20, le constat était identique dans les principaux points stratégiques de la ville. Le marché central de Kalimabenge est resté désert, l’axe routier Mwami presque entièrement vide, le quartier commercial de Mulongwe a gardé ses portes closes, tandis que le rond-point Kavimvira n’a enregistré aucune activité notable. À la frontière de Kilomoni, reliant la République démocratique du Congo au Burundi, le trafic transfrontalier était également suspendu.
Dans les différents quartiers de la ville, la circulation était quasi inexistante. Les motos-taxis, taxis, tricycles (Bajaj) ainsi que les autres moyens de transport étaient absents des principales artères. Les boutiques, kiosques, marchés et la majorité des établissements commerciaux sont restés fermés, témoignant d’une forte adhésion de la population au mot d’ordre lancé par la société civile.
Seuls quelques habitants se déplaçaient à pied, avec prudence, dans certaines avenues. Dans l’ensemble, la population semble avoir largement respecté l’appel à rester à domicile.
Dans un communiqué publié à la veille de cette action, la NSCC/Sud-Kivu avait invité les habitants des territoires d’Uvira, Fizi et Mwenga à observer une journée sans activités afin de dénoncer l’aggravation de l’insécurité dans les hauts plateaux. L’organisation demande au Gouvernement central de renforcer les opérations militaires pour stopper l’avancée des groupes armés, notamment le M23-AFC et ses alliés présumés, accusés de multiplier les offensives dans cette partie du Sud-Kivu.
Jusqu’à la matinée de ce mercredi, aucune réaction officielle des autorités locales ou provinciales n’avait encore été enregistrée concernant le déroulement de cette journée ville-morte.
Notons que la situation demeure suivie de près, alors que les habitants espèrent des mesures concrètes pour rétablir durablement la sécurité dans les territoires affectés par les violences armées.
La rédaction
